Accueil | Qui sommes-nous? | Numéros parus | Se procurer la RiLi | S'abonner | Newsletter | Contacts | Liens | La toile de la RiLi
Écologie, écologie : l’écologie existe-t-elle ?
à propos d’André Gorz, Ecologica
Par Charlotte Nordmann
Le « développement durable » est-il une notion soute-nable ? L’écologie est-elle soluble dans le productivisme et le capitalisme ? L’écologie vise-t-elle à relever un défi simplement technique, ou doit-elle poser dans toute sa radicalité une question politique ? Pour André Gorz, la réponse ne fait aucun doute : l’écologie politique doit être ancrée dans la critique du mode de production capitaliste et de l’aliénation dans le travail, et, loin de légitimer l’accroissement du pouvoir des experts, elle doit au contraire viser la réappropriation par les individus de la maîtrise sur leur vie.

Ecologica est un recueil d’articles et d’entretiens d’André Gorz, paru en 2008, quelques mois après sa mort. Il s’agissait pour Gorz, avec cet ouvrage, à la fois d’évoquer la genèse de ses analyses et de livrer le dernier état de ses réflexions sur la situation actuelle. L’essentiel des textes (les deux tiers du recueil) a été écrit dans les dernières années de sa vie, de 2005 à 2007, et développe les thèses auxquelles il était alors parvenu, et qu’il avait notamment développées dans L’Immatériel (2003). Les autres textes, qui courent de 1975 à 1992, manifestent les continuités de sa pensée et le sens de sa contribution au mouvement de l’écologie politique.

Ecologica est le lieu de clarifications salutaires. Le lecteur sera ainsi peut-être surpris de constater qu’il n’y est pas tellement question d’émissions de CO2, ni de crise du pétrole. C’est que l’écologie politique, comme le souligne Gorz, n’est pas identifiable aux « politiques de « préservation du milieu naturel » » qui, s’appuyant « sur l’étude scientifique de l’écosystème, cherche[nt] à déterminer scientifiquement les techniques et les seuils de pollution écologiquement supportables, c’est-à-dire les conditions et les limites dans lesquelles le développement de la technosphère industrielle peut être poursuivi sans compromettre les capacités autogénératrices de l’écosphère » (p. 45). Pour celles-ci, en effet, il ne s’agit pas de pacifier nos relations à la nature, mais seulement de la « ménager (au double sens de «ménagement et demanagement) ».

Or l’écologie politique ne doit pas être assimilée à ce qui n’est en fait qu’une recherche anxieuse des moyens de préserver l’industrialisme et le productivisme, motivée par la menace d’une apocalypse imminente. Gorz nous rappelle ainsi que le mouvement écologique est né bien avant que la survie de l’humanité ne soit mise en question : son enjeu est à l’origine la lutte contre « la destruction de la culture du quotidien par les appareils de pouvoir économiques et administratifs », de sorte que la défense de la « nature » doit ici s’entendre moins comme la défense d’un « milieu naturel » que comme celle d’un « monde vécu » (p. 49), où les individus peuvent s’épanouir parce qu’ils sont capables de le comprendre, d’y agir et de le maîtriser. L’engagement de Gorz dans le mouvement de l’écologie politique a d’abord ce sens, celui de la recherche des moyens de maximiser l’autonomie des individus, leur libération vis-à-vis tant de la nécessité matérielle que des contraintes construites par l’organisation capitaliste du procès de travail. Sa question est donc moins celle des rapports de l’homme à « la Nature », comme entité absolutisée, que celle des rapports des hommes à leur milieu, au monde vivant, naturel mais aussi social, dans lequel ils s’inscrivent. Il va ainsi jusqu’à mettre en garde contre les risques de «pétainisme vert, d’écofacisme » ou de «communautarisme naturaliste » (p. 15) que porte en germe le respect de principe pour « la Nature », antérieur à la considération de l’« exigence éthique d’émancipation du sujet ».

L’écologie politique est donc d’abord un mouvement de protestation contre l’aliénation produite par le développement de l’industrialisme. Ce n’est que plus tard, au début des années 1970, lorsqu’il a été mis en évidence que la poursuite de l’impératif de croissance menaçait directement la survie de l’humanité, que ces revendications sont apparues comme fondées sur une nécessité objective.

Écologie et capitalisme

On pourrait à première vue se « réjouir » (si l’on peut oser le mot) de ce tournant : enfin, les principes de « l’écologie » apparaîtraient comme relevant de la nécessité, enfin, tous (citoyens, industriels, capitalistes) seraient mis comme «au pied du mur», contraints à prendre les mesures qui s’imposent. Tous pourraient ainsi désormais s’associer dans un souci commun : permettre la prolongation du monde tel qu’il est – et qu’il soit toujours possible d’acheter des berlines grâce aux filtres à particules.

Le problème – et c’est le mérite de l’ouvrage de Gorz que de le mettre clairement en lumière1 –, c’est que « l’écologie » n’existe pas, et que les impératifs de «ménagement» de la nature peuvent prendre des sens tout à fait différents.

Si l’on estime que les impératifs écologiques relèvent simplement de la science, et non de la politique, on pourra accepter qu’ils soient mis en oeuvre de façon autoritaire, par des lois et des règlements contraignants, des « taxations, des subventions et des pénalités » (p. 46), qui déposséderont plus encore les individus de leur capacité de décider collectivement de leur vie, sans changer rien aux mentalités ni aux valeurs construites par le système économique et social actuel. Les conséquences de la reconnaissance de l’urgence écologique iraient alors radicalement à l’encontre de la recherche d’un accroissement de l’autonomie collective des individus : « La prise en compte des contraintes écologiques se traduit ainsi, dans le cadre de l’industrialisme et de la logique du marché, par une extension du pouvoir techno-bureaucratique» (p. 47).

Ce qui est masqué, dans ce cadre, c’est le fait qu’il ne peut y avoir de politique écologique sans rupture avec la logique capitaliste. Lorsqu’on ne reconnaît pas cette contradiction, on peut en venir à croire que l’impératif de « respect de l’environnement » va s’imposer de lui-même et à tous, comme s’il relevait de la simple rationalité, du « bon sens » qui, comme on le sait, « finit toujours par prévaloir ». Mais le capitalisme repose sur l’exigence d’une croissance constante, de l’augmentation continue du volume de marchandises produites et consommées, ce qui est directement contradictoire aussi bien avec la prise en compte du caractère fini des ressources naturelles qu’avec la rupture avec l’idée que ces « ressources » n’existeraient que pour être « exploitées ». Toute la rhétorique du « développement durable » relève de ce fantasme de continuer comme avant aussi longtemps que possible, « buying time » à coups de mesures de protection d’un « milieu environnant » dont on craint qu’il ne soit bientôt tellement endommagé qu’il ne soit plus capable de supporter son exploitation. Or cette rhétorique a ceci de terrible que, paraissant prendre en compte les impératifs écologiques, elle fait en réalité obstacle à la reconnaissance de l’urgente nécessité de mesures radicales. Mais si la rupture avec la logique de croissance constante apparaît nécessaire, reste à savoir si ces mesures seront mises en oeuvre de façon autoritaire ou si elles émaneront des individus eux-mêmes, si leur adoption sera le lieu d’une dépossession plus profonde encore ou au contraire d’une réappropriation. C’est en tout cas seulement si l’on assume qu’il y a là un enjeu proprement politique que l’écologie peut être émancipatrice.

Dépasser l’aliénation du salariat
et de la marchandisation


Dès lors, les textes présentés dans Ecologica développent deux questions conjointes: ils s’attachent, d’une part, à analyser le type d’aliénation produite par le capitalisme, la façon dont celui-ci parvient à déposséder les individus de la maîtrise sur leur vie, mais aussi à informer leurs désirs, et, d’autre part, ils visent à cerner la crise dans laquelle ce système se trouve, selon Gorz, acculé, depuis ces vingt dernières années, et à montrer les voies qui s’esquissent déjà pour en sortir.

S’il est devenu «écologiste avant la lettre » (p. 14), dans les années 1950, c’est en effet, nous explique Gorz, parce qu’il a été frappé par la façon dont le capitalisme parvenait à soumettre le consommateur à la production, à le façonner pour servir les intérêts du capital : loin que la production serve les besoins des individus, c’est pour satisfaire le développement des forces productives qu’on a délibérément accru, et de façon massive, les désirs et les besoins des consommateurs, grâce à la publicité notamment (p. 135-136). On est ainsi parvenu à oblitérer entièrement la norme, autrefois si centrale, du « suffisant » (p. 58-64). Alors que les travailleurs, tant qu’ils ont été maîtres du procès de travail, réglaient leur conduite sur cette norme et ne travaillaient qu’autant qu’il était nécessaire pour satisfaire leurs besoins, l’organisation capitaliste du procès de travail a entraîné les travailleurs dans la logique du « toujours plus », les empêchant désormais de percevoir même une limite à leurs besoins. Vendant leur temps, et donc leur vie, les travailleurs en attendent en échange de l’argent (p. 134) – et peut-on imaginer, en effet, qu’une quelconque somme d’argent soit suffisante pour réparer cette perte ? Gorz note que le capitalisme a organisé historiquement, par des efforts consciencieux, la centralité du travail, en exigeant des ouvriers qu’ils travaillent à plein temps plutôt que ponctuellement, et en préférant même accorder des congés plutôt que de réduire le temps de travail, car le temps des congés peut être réduit à une « interruption de la vie active», isolée du reste de l’existence, dédiée à la seule consommation, et donc n’accroître en rien l’autonomie de la vie de tous les jours (p. 64).

Le plus ancien des articles, daté de 1975, décrit à propos du cas de la voiture ce processus par lequel on suscite chez les individus le désir de biens dont ensuite ils deviennent radicalement dépendants, par une combinaison subtile de publicité et de contraintes matérielles. Ce processus absurde qui transforme un bien de luxe en produit de consommation de masse, et une source de liberté en contrainte presque incontournable, qui informe et déforme toute la vie, finit par apparaître aussi comique que tragique.

Gorz développe par ailleurs l’analyse, inspirée des thèses d’Ivan Illich, selon laquelle l’organisation même du procès de travail est « incapacitante », dans la mesure où la spécialisation, la parcellisation et la hiérarchisation des tâches interdisent toute autonomie aux individus. On comprend dès lors les distances prises par Gorz vis-à-vis du « socialisme » (p. 17 et p. 116) : dans la mesure où celui-ci ne se donne pour but que l’appropriation des moyens de production, ou la répartition plus équitable des produits du travail, sans que les moyens de production du capitalisme ne soient eux-mêmes critiqués, il ne peut être véritablement émancipateur 2.

Les limites du capitalisme :l’économie de la connaissance
et la catastrophe écologique


Mais, selon Gorz, cet asservissement des individus par le procès de production touche à sa fin. Le capitalisme serait en effet confronté à ses limites, tant internes qu’externes. D’un côté, l’impossibilité de poursuivre indéfiniment la croissance étant donné les conséquences dramatiques qu’aurait l’augmentation des émissions de CO2 et leur contribution au réchauffement climatique. De l’autre, la « dématérialisation du travail et du capital » (p. 108), le fait que, à l’en croire, la source de valeur ne soit plus aujourd’hui d’abord le travail, le temps investi dans le processus de production, mais bien plutôt l’« esprit » ou les « savoirs », qui échappent à la quantification temporelle et surtout produisent des biens qui ne peuvent être concrétisés dans des marchandises appropriables et monnayables2 3.«Le problème auquel se heurte «l’économie de la connaissance » provient du fait que la dimension immatérielle dont dépend la rentabilité des marchandises n’est pas, à l’âge de l’informatique, de la même nature que ces dernières : elle n’est lapropriété privée ni des entreprises ni des collaborateurs de celles-ci ; elle n’est pas, de par sa nature, privatisable, et ne peut, par conséquent, pas devenir une vraie marchandise » (p. 36-37).La valeur est désormais issue avant tout d’activités qui produisent essentiellement des « biens communs », non privatisables, ou de façon extrêmement précaire.

Cette situation tend également à détruire non seulement le plein-emploi, mais «l’emploi lui-même» (p. 114 et p. 141-143), le travail salarié étant de moins en moins le facteur essentiel de la production de valeur. Les conséquences de cette évolution sont terribles aujourd’hui étant donné la centralité du travail et le fait qu’il conditionne l’essentiel des droits et des protections des individus, mais elle pourrait cependant s’avérer positive, en ce qu’elle pourrait être l’occasion de sortir de l’enrégimentement dans le travail salarié (ce qui suppose cependant que le développement d’un chômage de masse s’accompagne de la critique du discours de glorification du travail et de culpabilisation des chômeurs, encore extrêmement puissant).

D’après Gorz, le capitalisme serait même proche de prendre conscience de la contradiction qu’il traverse, puisqu’il « reconnaît dans « la connaissance », dans le développement des capacités humaines, la force productive décisive », en même temps qu’il « ne peut disposer de cette force qu’à condition de ne pas l’asservir. Le droit des hommes à exister indépendamment de ce « travail » dont l’économie a de moins en moins besoin est désormais la condition dont dépend le développement d’une économie dite de la connaissance » (p. 153). Cependant, reconnaître que les activités les plus productrices de richesses échappent à la logique de la marchandisation et du salariat implique de rompre radicalement avec la logique capitaliste, de sorte qu’on ne peut pas s’attendre à ce que soit instituée pacifiquement et progressivement une quelconque forme de « revenu d’existence », qui répondrait à cette situation.

L’autonomie passera par l’État

Il y a donc selon Gorz une autre sortie possible du capitalisme que le développement d’une économie de guerre, d’une tyrannie technocratique, rendue nécessaire par la raréfaction des ressources naturelles (si tant est, d’ailleurs, qu’une telle évolution implique nécessairement une « sortie du capitalisme », ce qui reste à démontrer) : cette autre voie ne relèverait même pas de l’utopie à proprement parler, puisqu’elle serait déjà en développement dans les pratiques des « dissidents du numérique», dans le mouvement des « logiciels libres », dont l’activité échapperait radicalement à la logique de la marchandisation. Ces pratiques seraient le laboratoire d’une autre société, d’autres valeurs et d’autres rapports sociaux, échappant à la logique économique.

D’autres expérimentations lui semblent moins probantes : il évoque notamment ce qu’il appelle les « utopies nostalgiques » (p. 116) ou le «retour à l’économie domestique et à l’autarcie villageoise » (p. 104). N’éprouvant pas le besoin d’en faire une critique en bonne et due forme, il semble estimer qu’il ne s’agit là, précisément, que d’« utopies », que rien dans l’état de choses existant ou dans les évolutions en cours ne serait à même de soutenir. Par ailleurs, il suggère aussi que de telles voies risqueraient de nous asservir, d’une autre manière, à la « sphère de la nécessité», aux nécessités matérielles, alors qu’il s’agit précisément de trouver les moyens, nécessairement collectifs et politiques, de nous affranchir de ces nécessités autant qu’il est possible, en dégageant le maximum de temps pour des « activités autonomes, collectives ou individuelles, ayant leur but en elles-mêmes » (p. 105)4. On voit ici encore combien est directrice pour lui la visée de l’émancipation humaine – visée qui exige que l’on cherche toujours à circonscrire les activités ressortissant de la « survie », même lorsque les circonstances semblent imposer que l’on se préoccupe de celle-ci avant tout autre chose. Dans cette perspective, les conditions de l’émancipation ne peuvent être garanties sans le soutien de l’État, seul capable de réguler la production et la distribution des biens nécessaires, de même qu’il est seul en mesure d’organiser la dispensation d’un revenu garanti à tous (p. 104). La critique de la mainmise de la technocratie n’implique donc absolument pas, chez Gorz, le fantasme d’une indépendance vis-à-vis de l’État : il s’agit non pas de rompre avec l’État, mais d’accroître le contrôle collectif sur cet outil indispensable. Les conditions d’une maximisation de l’autonomie de chacun sont donc politiques non seulement au sens où elles engagent un collectif, mais où elles ne peuvent être assurées indépendamment de l’État (p. 67)3 5.

L’enthousiasme de Gorz suscitera peut-être des réserves : on peut douter de l’ampleur du mouvement des « dissidents du capitalisme numérique », quand il l’estime à rien moins qu’à « un tiers de la population active » des États-Unis (p. 22) ; on peut se demander si cette mise à la disposition de tous des dernières avancées de la technique, bien qu’elle ait sans doute des conséquences majeures en termes d’accroissement de l’autonomie (comme on le voit avec le développement dans divers pays du « Sud » de la production locale, par exemple, d’ordinateurs, ou avec la production de médicaments génériques) est vraiment déterminante, face à la destruction matérielle des conditions de la vie par la poursuite, malgré tout, de la «croissance» (le capitalisme, en effet, n’a pas l’air si soucieux que cela du fait qu’il aurait atteint ses « limites externes », contrairement à ce que suggère Gorz, et l’on peut se demander à partir de quel moment le fait que le monde soit devenu littéralement invivable pour une bonne partie de l’humanité apparaîtra comme un problème pour le capitalisme). Mais on aura tout intérêt à s’inspirer de son attention aux « mouvements réels abolissant l’état de choses existant », à la diffusion d’autres valeurs et de pratiques dissidentes, dans l’impasse manifeste où se trouve actuellement le système économique et social mondial. En pointant la dualité de l’écologie, susceptible, selon la façon dont elle est entendue, soit de renforcer l’asservissement des individus à la technocratie, soit de permettre leur réappropriation collective de leur vie, et en rappelant la primauté de l’émancipation, que ne doit pas masquer l’impératif de survie, aussi pressant soit-il, il nous éclaire également sur les récifs et les écueils qui nous guettent à présent que tous s’exclament : « Comment peut-on ne pas être écologiste ? ! » 



Charlotte Nordmann
Charlotte Nordmann est l'auteure de Bourdieu/Rancière. La politique entre sociologie et philosophie; de La Fabrique de l'impuissance 2. L'école, entre domination et émancipation; et a dirigé l'ouvrage Le Foulard islamique en questions.
Pour citer cet article : Charlotte Nordmann, Écologie, écologie : l’écologie existe-t-elle ? , in La Revue Internationale des Livres et des Idées, 09/07/2010, url:http:www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=402
Rechercher :
Espace abonnés
Mot de passe oublié ?
Rili, Numéro 13, septembre-octobre 2009

Numéro 13

septembre-octobre 2009


Anselm Jappe - Avec Marx, contre le travail

à propos de Moishe Postone, Temps, travail et domination sociale. Une réinterprétation de la théorie critique de Marx, et d’Isaac I. Roubine, Essais sur la théorie de la valeur de Marx


Charlotte Nordmann - Écologie, écologie : l’écologie existe-t-elle ?

à propos d’André Gorz, Ecologica


Thomas Coutrot - La société civile à l’assaut du capital ?

à propos de Julie Duchatel et Florian Rochat (dir.), Produire de la richesse autrement. Usines récupérées, coopératives, micro-finance... les révolutions silencieuses et de Jenna Allard, Carl Davidson et Julie Matthaei (dir.), Solidarity Economy: Building Alternatives for People and Planet. Papers and Reports from the 2007 US Social Forum


Studs Terkel - Hard Times. Histoires orales de la Grande Dépression (extrait 1: Clifford Burke)

Delphine Moreau - De qui se soucie-t-on ? Le care comme perspective politique

à propos de Joan Tronto, Un monde vulnérable. Pour une politique du care et de Collectif, Multitudes, n° 37-38


Studs Terkel - Être Noir dans un monde de Blancs

Entretien avec James Baldwin (1961)


Daniel Bensaïd - La traversée des décombres

à propos de Bruno Tackels, Walter Benjamin. Une vie dans les textes


Studs Terkel - Hard Times. Histoires orales de la Grande Dépression (extrait 2: Evelyn Finn)

David Macey - Le « moment » Bergson-Bachelard

à propos de Frédéric Worms et Jean-Jacques Wunenburger (dir.), Bachelard, Bergson : Continuité et discontinuité et de Frédéric Worms, La Philosophie en France au xxe siècle : Moments


Frédéric Neyrat - La religion du substitut. Courte étude croisée sur des textes d’Avital Ronell

à propos d’Avital Ronell, Test Drive. La passion de l’épreuve ; Addict. Fictions et narcotextes ; Life Extreme. Guide illustré de nouvelles formes de vies (avec Eduardo Kac) ; et de Telephone Book. Technologie, schizophrénie et langue électrique


Laurent Folliot - Browning, poète nécromant

à propos de Robert Browning, L’Anneau et le livre


Jean-Luc Racine - L’Inde et la fracture démocratique. Tagore, Gandhi, Nehru et les nationalistes hindous

à propos de Martha C. Nussbaum, The Clash Within. Democracy, Religious Violence and India’s Future


Samuel Lequette - Prigent par lui-même – Rétrospections, anticipations, contacts

à propos de Christian Prigent et Bénédicte Gorrillot, Christian Prigent, quatre temps


Jérôme Vidal - Bourdieu, reviens : ils sont devenus fous ! La gauche et les luttes minoritaires

à propos de Walter Benn Michaels, La Diversité contre l’égalité




Articles en accès libre

Yves Citton - Foules, nombres, multitudes : qu’est-ce qu’agir ensemble ?

à propos de Local contemporain n°5, Thomas Berns, Gouverner sans gouverner. Une archéologie politique de la statistique, Pascal Nicolas-Le Strat, Expérimentations politiques, et Pascal Nicolas-Le Strat, Moments de l'expérimentation


Philippe Minard - « À bas les mécaniques ! »: du luddisme et de ses interprétations

À propos de François Jarrige, Au temps des «tueuses de bras ». Les bris de machines à l’aube de l’ère industrielle (1780-1860)


L'équipe éditoriale - Des nouvelles de la Revue Internationale des Livres et des Idées

Jérôme Vidal - A l'attention de nos lecteurs et abonnés

Jean-Numa Ducange - Editer Marx et Engels en France : mission impossible ?

A propos de Miguel Abensour et Louis Janover, Maximilien Rubel, pour redécouvrir Marx, et de diverses rééditions de Karl Marx, Le Capital


J. R. McNeill - La fin du monde est-elle vraiment pour demain ?

A propos de Jared Diamon, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie


Antonio Negri - Produire le commun. Entretien avec Filippo Del Lucchese et Jason E. Smith

A propos d'Antonio Negri et Michael Hardt, Commonwealth


Alfredo Gomez-Muller - Les luttes des "indigènes en Bolivie : un renouveau du socialisme ?

Álvaro García Linera, La Potencia plebeya. Acción colectiva e identidades indígenas, obreras y populares en Bolivia


Fabrice Flipo - Arne Næss et la deep ecology: aux sources de l'inquiétude écologiste

A propos d'Arne Næss, Écologie, communauté et style de vie


Michael Löwy - Une écologie de gauche aux USA

A propos de Joel Kovel, Enemy of Nature. The End of Capitalism or the End of the World?


Stéphane Lavignotte - Comment vivons-nous ? Décroissance, "allures de vie" et expérimentation politique. Entretien avec Charlotte Nordmann et Jérôme Vidal

A propos de Stéphane Lavignotte, La Décroissance est-elle souhaitable ?


Giovanna Zapperi  - Neutraliser le genre ? L'accrochage des collections du musée national d'Art moderne consacré aux artistes femmes

A propos de Camille Morineau (dir.), elles@centrepompidou. Artistes femmes dans les collections du musée national d'Art moderne, et de l'exposition elles@centrepompidou


Olivier Neveux - Politiques du spectateur

A propos de Jacques Rancière, Le Spectateur émancipé, et Gérard Noiriel, Histoire, théâtre & politique


Partha Chatterjee - L’Inde postcoloniale ou la difficile invention d’une autre modernité

Entretien avec Nermeen Shaikh


Dipesh Chakrabarty - Le climat de l’histoire: quatre thèses

Alice Le Roy - Écoquartier, topos d’une écopolitique ?

A propos de Catherine Charlot-Valdieu et Philippe Outrequin, L’Urbanisme durable. Concevoir un écoquartier, Pierre Lefèvre et Michel Sabard, Les Écoquartiers : l'avenir de la ville durable, Taoufik Souami, Écoquartiers, secrets de fabrication : analyse critique d'exemples européens, et Philippe Bovet, Ecoquartiers en Europe


Yves Citton - Pour que la gauche n’ait plus honte d’être mal-à-droite

Michel Vanni, L’Adresse du politique. Essai d’approche responsive, Bernard Waldenfels, Topographie de l’étranger, Camille de Toledo, Le Hêtre et le Bouleau. Essai sur la tristesse européenne, suivi de L’Utopie linguistique ou pédagogie du vertige, GX Jupitter-Larsen, Saccages. Textes 1978-2009


Charlotte Nordmann et Jérôme Vidal - J’ai vu « l’Esprit du monde », non pas sur un cheval, mais sur un nuage radioactif : il avait le visage d’Anne Lauvergeon1 (à la veille du sommet de l’ONU sur les changements climatiques)

Bernard Laponche - Entre silence et mensonge. Le nucléaire, de la raison d’état au recyclage « écologique »

Entretien avec Charlotte Nordmann


Jerôme Ceccaldi - Quelle école voulons-nous?

à propos de Christian Baudelot et Roger Establet, L’Élitisme républicain. L’École française à l’épreuve des comparaisons internationales ; et de Charlotte Nordmann, La Fabrique de l’impuissance 2. L’École entre domination et émancipation


Yves Citton - Beautés et vertus du faitichisme

à propos de Bruno Latour, Sur le culte moderne des dieux faitiches, suivi de Iconoclash ; de Louis Sébastien Mercier, Néologie ; et de la revue Féeries (n°6), « Le conte, les savoirs »


Marie Cuillerai - Le tiers-espace, une pensée de l’émancipation

à propos de Homi K. Bhabha, Les Lieux de la culture. Une théorie postcoloniale


Tiphaine Samoyault - Traduire pour ne pas comparer

à propos de Homi K. Bhabha, Les Lieux de la culture. Une théorie postcoloniale ; et de Homi K. Bhabha (dir.), Nation and Narration


Sylvie Thénault - Les pieds-rouges, « gogos » de l’indépendance de l’Algérie ?

à propos de Catherine Simon, Algérie, les années pieds-rouges. Des rêves de l’indépendance au désenchantement (1962-1969)


Michael Löwy - Theodor W. Adorno, ou le pessimisme de la raison

à propos de Arno Münster, Adorno. Une introduction


Daniel Bensaïd - Une thèse à scandale : La réaction philosémite à l’épreuve d’un juif d’étude

à propos de Ivan Segré, Qu’appelle-t-on penser Auschwitz ? et de La Réaction philosémite


Jérôme Vidal - Bourdieu, reviens : ils sont devenus fous ! La gauche et les luttes minoritaires

à propos de Walter Benn Michaels, La Diversité contre l’égalité


Samuel Lequette - Prigent par lui-même – Rétrospections, anticipations, contacts

à propos de Christian Prigent et Bénédicte Gorrillot, Christian Prigent, quatre temps


Laurent Folliot - Browning, poète nécromant

à propos de Robert Browning, L’Anneau et le livre


David Macey - Le « moment » Bergson-Bachelard

à propos de Frédéric Worms et Jean-Jacques Wunenburger (dir.), Bachelard, Bergson : Continuité et discontinuité et de Frédéric Worms, La Philosophie en France au xxe siècle : Moments


Studs Terkel - Hard Times. Histoires orales de la Grande Dépression (extrait 2: Evelyn Finn)

Daniel Bensaïd - La traversée des décombres

à propos de Bruno Tackels, Walter Benjamin. Une vie dans les textes


Delphine Moreau - De qui se soucie-t-on ? Le care comme perspective politique

à propos de Joan Tronto, Un monde vulnérable. Pour une politique du care et de Collectif, Multitudes, n° 37-38


Studs Terkel - Hard Times. Histoires orales de la Grande Dépression (extrait 1: Clifford Burke)

Thomas Coutrot - La société civile à l’assaut du capital ?

à propos de Julie Duchatel et Florian Rochat (dir.), Produire de la richesse autrement. Usines récupérées, coopératives, micro-finance... les révolutions silencieuses et de Jenna Allard, Carl Davidson et Julie Matthaei (dir.), Solidarity Economy: Building Alternatives for People and Planet. Papers and Reports from the 2007 US Social Forum


Charlotte Nordmann - Écologie, écologie : l’écologie existe-t-elle ?

à propos d’André Gorz, Ecologica


Anselm Jappe - Avec Marx, contre le travail

à propos de Moishe Postone, Temps, travail et domination sociale. Une réinterprétation de la théorie critique de Marx, et d’Isaac I. Roubine, Essais sur la théorie de la valeur de Marx


Iconographie - L'histoire du Quilt

The Names Project Foundation - The Quilt Aids Memorial


Jacques Rancière - Critique de la critique du « spectacle »

entretien avec Jérôme Game


Yves Citton - Michael Lucey, ou l'art de lire entre les lignes

à propos de Michael Lucey, Les Ratés de la famille. Balzac et les formes sociales de la sexualité


Wendy Brown - Souveraineté poreuse, démocratie murée

Marc Saint-Upéry - Y a-t-il une vie après le postmarxisme ?

à propos de Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, Hégémonie et stratégie socialiste : vers une politique démocratique radicale


Razmig Keucheyan - Les mutations de la pensée critique

à propos de Göran Therborn, From Marxism to Postmarxism?


Frédéric Lordon - La crise, Keynes et les « esprits animaux » L'onde de choc de la crise dans la théorie économique. Entretien avec Yves Citton

à propos de George A. Akerlof et Robert J. Shiller, Animal Spirits. How Human Psychology Drives the Economy, and Why it Matters for Global Capitalism


Yves Citton - La crise, Keynes et les « esprits animaux » Réanimer les esprits plutôt que relancer l'économie

à propos de George A. Akerlof et Robert J. Shiller, Animal Spirits. How Human Psychology Drives the Economy, and Why it Matters for Global Capitalism et de John Maynard Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie


Pierre Macherey - Version intégrale de : Le Hegel husserliannisé d’Axel Honneth. Réactualiser la philosophie hégélienne du droit

à propos de : Axel Honneth, Les pathologies de la liberté. Une réactualisation de la philosophie du droit de Hegel


Caroline Douki  - No Man’s Langue. Vie et mort de la lingua franca méditerranéenne

à propos de Jocelyne Dakhlia, Lingua franca. Histoire d’une langue métisse en Méditerrannée


Pierre Rousset  - Au temps de la première altermondialisation. Anarchistes et militants anticoloniaux à la fin du xixe siècle

à propos de Benedict Anderson, Les Bannières de la révolte


Yves Citton - Démontage de l’Université, guerre des évaluations et luttes de classes

à propos de Christopher Newfield, Unmaking the Public University, de Guillaume Sibertin-Blanc et Stéphane Legrand, Esquisse d’une contribution à la critique de l’économie des savoirs, et de Oskar Negt, L’Espace public oppositionnel


Christopher Newfield - L’Université et la revanche des «élites» aux États-Unis

Antonella Corsani - Le conflit des universités (janvier 2009 - ?)

Entretien avec Bernard Paulré, Sophie Poirot-Delpech et Kamel Tafer


Judith Revel - « N’oubliez pas d’inventer votre vie »

à propos de Michel Foucault, Le Courage de la vérité, t. II, Le gouvernement de soi et des autres,Cours au Collège de France, 1984


Naomi Klein - Ca suffit : il est temps de boycotter Israël

Henry Siegman - Les mensonges d'Israël

Enzo Traverso - Le siècle de Hobsbawm

à propos de : Eric J. Hobsbawm, L’Âge des extrêmes. Histoire du court XXe siècle (1914-1991), trad. P.-E. Dauzat, André Versaille éditeur et Le Monde diplomatique, 2008.


Yves Citton - La pharmacie d'Isabelle Stengers : politiques de l'expérimentation collective

à propos de : Isabelle Stengers, Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient


Isabelle Stengers - Fabriquer de l'espoir au bord du gouffre

à propos de l'oeuvre de Donna Haraway


Serge Audier - Walter Lippmann et les origines du néolibéralisme

à propos de Walter Lippmann, Le Public fantôme ; et de Pierre Dardot et Christian Laval, La Nouvelle Raison du monde. Essai sur la société néolibérale


Nancy Fraser - La justice mondiale et le renouveau de la tradition de la théorie critique

entretien avec Alfredo Gomez-Müller et Gabriel Rockhill


Mathieu Dosse - L’acte de traduction

à propos de : Antoine Berman, L’Âge de la traduction. « La tâche du traducteur » de Walter Benjamin, un commentaire


Daniel Bensaïd - Sur le Nouveau Parti Anticapitaliste

à propos de : Jérôme Vidal, «Le Nouveau Parti Anticapitaliste, un Nouveau Parti Socialiste ? Questions à Daniel Bensaïd à la veille de la fondation du NPA», RiLi n°9


Iconographie (légende) -

éditorial - La RiLi a toutes ses dents !

Yves Citton - La passion des catastrophes

à propos de Anne-Marie Mercier-Faivre et Chantal Thomas, L’Invention de la catastrophe au xviii e siècle.Du châtiment divin au désastre naturel, Christopher L. Miller, The French Atlantic Triangle. Literature and Culture of the Slave Trade, Frédéric Neyrat, Biopolitique des catastrophes, René Riesel et Jaime Semprun, Catastrophismes. Administration du désastre et soumission durable et de François Walter, Catastrophes. Une histoire culturelle xvie-xxie siècle


Marielle Macé - La critique est un sport de combat

à propos de Pascale Casanova, La République mondiale des Lettres


Cornel West - Un prisonnier de l’espoir dans la nuit de l’empire américain

entretien avec Gabriel Rockhill


David Harvey - Le droit à la ville

Grégory Salle - Dérives buissonières au pays du dedans

à propos de Jann-Marc Rouillan, Chroniques carcérales (2004-2007)


Sandro Mezzadra - Bibliographies commentées: "L'étude des camps" et "Frontière, citoyenneté et migrations"

Jérôme Vidal - Le Nouveau Parti Anticapitaliste, un Nouveau Parti Socialiste ? Questions à Daniel Bensaïd à la veille de la fondation du NPA

à propos de Daniel Bensaïd, éloge de la politique profane et de Penser Agir


Marc Saint-Upéry - Amérique latine : deux ou trois mondes à découvrir

À propos de Georges Couffignal (dir.), Amérique latine. Mondialisation : le politique, l’économique, le religieux, Franck Gaudichaud (dir.), Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Hervé Do Alto et Pablo Stefanoni, Nous serons des millions. Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie, Guy Bajoit, François Houtart et Bernard Duterme, Amérique latine : à gauche toute ?


Marc Saint-Upéry - Bibliographie indicative sur l'Amérique latine: Néoprantestatisme, Migrations, Revues, et Biographies présidentielles

Peter Hallward - Tout est possible

à propos de Quentin Meillassoux, Après la finitude. Essai sur la nécessité de la contingence


Grégory Hosteins - L’anthropologie sauvage

à propos de Philippe Descola, Par-delà nature et culture, Marshal Sahlins, La Découverte du vrai sauvage et autres essais et de Lucienne Strivay, Enfants sauvages. Approches anthropologiques


Iconographie - Le Comité un_visible

Thomas Boivin - Le Bédef ou l’art de se faire passer pour un petit.

Tour d’horizon de la bande dessinée indépendante


Frédéric Lordon - Finance : La société prise en otage

entretien avec Yann Moulier Boutang et Jérôme Vidal


Mahmood Mamdani - Darfour, Cour pénale internationale: Le nouvel ordre humanitaire

Jan-Frederik Abbeloos - La Chine, dernière chance du capitalisme ?

à propos de Giovanni Arrighi, Adam Smith in Beijing. Lineages of the Twenty-first Century


André Tosel - Penser le contemporain (2) Le système historico-politique de Marcel Gauchet.Du schématisme à l’incertitude

à propos de: L’Avénement de la démocratie, tomes I et II


« Nous sommes la gauche » -

André Tosel - Article en version intégrale. Le système historico-politique de Marcel Gauchet : du schématisme a l’incertitude.

à propos de l’oeuvre de Marcel Gauchet


Paul-André Claudel - Les chiffonniers du passé. Pour une approche archéologique des phénomènes littéraires

à propos de Laurent Olivier, Le Sombre Abîme du temps. Mémoire et archéologie


Collectif - Nous ne sommes pas des modèles d’intégration

Claire Saint-Germain - Le double discours de la réforme de l’école

Yann Moulier Boutang - Le prisme de la crise des subprimes :la seconde mort de Milton Friedman

Financiarisation et crise des subprimes: cartographie des parutions récentes


Giuseppe Cocco - Le laboratoire sud-américain

à propos de Marc Saint-Upéry, Le Rêve de Bolivar. Le défi des gauches sud-américaines


Emir Sader - Construire une nouvelle hégémonie

Entretien réalisé par Raúl Dellatorre


Penser le contemporain (1): Maurizio Lazzarato - Mai 68, la « critique artiste » et la révolution néolibérale

à propos de Luc Boltanski et Ève Chiapello, Le Nouvel Esprit du capitalisme


Carl Henrik Fredriksson - La re-transnationalisation de la critique littéraire

Harry Harootunian - Surplus d’histoires, excès de mémoires

à propos d’Enzo Traverso, Le Passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique


Stephen Bouquin - La contestation de l’ordre usinier ou les voies de la politique ouvrière

A propos de Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Jérôme Vidal - La compagnie des Wright

Kristin Ross, Nicolas Hatzfeld, Antoine Artous... - Mai 68 : le débat continue

A propos de l'article de Xavier Vigna, « Clio contre Carvalho. L’historiographie de 68 », publié dans la RILI n° 5


Nicolas Hatzfeld - L’insubordination ouvrière, un incontournable des années 68

A propos de Xavier Vigna, L’insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines


Thierry Labica - L’Inde, ou l’utopie réactionnaire

A propos de Roland Lardinois, L’Invention de l’Inde. Entre ésotérisme et science


Maxime Cervulle - Où sont les folles ?

A propos de Jean-Yves Le Talec, Folles de France. Repenser l’homosexualité masculine


Elvan Zabunyan - La conscience féministe noire, ou la radicalité d’une pensée contemporaine

A propos d’Elsa Dorlin, Black Feminism. Une anthologie du féminisme africain-américain 1975-2000


Christophe Montaucieux - Les filles voilées peuvent-elles parler ?

Apropos d’Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les Filles voilées parlent


Yves Citton et Philip Watts - gillesdeleuzerolandbarthes. Cours croisés, pensées parallèles

A propos de Les cours de Gilles Deleuze en ligne (http://www.univ-paris8.fr/deleuze), François Dosse, Gillesdeleuzefélixguattari. Biographie croisée, et Roland Barthes, Le Discours amoureux. Séminaire de l’École pratique des hautes études


Journal d’Orville Wright, 1902 / 1903 -

Yves Citton - Il faut défendre la société littéraire

A propos de Jacques Bouveresse, La Connaissance de l'écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie, Tzvetan Todorov, La Littérature en péril, Pierre Piret (éd.), La Littérature à l’ère de la reproductibilité technique. Réponses littéraires aux nouveaux dispositifs représentatifs créés par les médias modernes, Emmanuel Le Roy Ladurie, Jacques Berchtold & Jean-Paul Sermain, L’Événement climatique et ses représentations (xviie – xixe siècles)


Marc Escola - Voir de loin. Extension du domaine de l'histoire littéraire

A propos de Franco Moretti, Graphes, cartes et arbres. Modèles abstraits pour une autre histoire de la littérature (trad. Etienne Dobenesque)


Xavier Vigna - Clio contre Carvalho. L'historiographie de 68

à propos d’Antoine Artous, Didier Epstajn et Patrick Silberstein (coord.), La France des années 68, Serge Audier, La Pensée anti-68, Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 68, une histoire collective et Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti et Bernard Pudal, Mai-juin 68


Peter Hallward - L'hypothèse communiste d'Alain Badiou

A propos de Alain Badiou, De Quoi Sarkozy est-il le nom? Circonstances, 4


François Cusset - Le champ postcolonial et l'épouvantail postmoderne

A propos de Jean-Loup Amselle, L'Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes


Warren Montag - Sémites, ou la fiction de l’Autre

A propos de Gil Anidjar, Semites: Race, Religion, Literature


Alain de Libera - Landerneau terre d'Islam

Frédéric Neyrat - Géo-critique du capitalisme

à propos de David Harvey, Géographie de la domination


Jérôme Vidal - Les « temps nouveaux », le populisme autoritaire et l’avenir de la gauche. Détour par la Grande-Bretagne

Stuart Hall, Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme : une présentation critique


Artistes invités dans ce numéro -

Terry Castle, Yuki Onodera, Daniel J. Gerstle.


Elsa Dorlin - Donna Haraway: manifeste postmoderne pour un féminisme matérialiste

à propos de Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais (Anthologie établie et préfacée par Laurence Allard, Delphine Gardey et Nathalie Magnan)(trad. Laurence Allard, Pierre-Armand Canal, Marie-Hélène Dumas, Delphine Gardey,Charlotte Gould, Nathalie Magnan et Denis Petit)


François Héran - Les raisons du sex-ratio

à propos de Éric Brian et Marie Jaisson, Le Sexisme de la première heure : hasard et sociologie


Michael Hardt - La violence du capital

A propos de Naomi Klein, The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism


Giorgio Agamben - Le gouvernement de l'insécurité

Entretien avec Andrea Cortellessa


Cécile Vidal - La nouvelle histoire atlantique: nouvelles perspectives sur les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques du xve au xixe siècle

A propos de John H. Elliott, Empires of the Atlantic World: Britain and Spain in America 1492-1830 et de Imperios del mundo atlántico. España y Gran Bretaña en América, 1492-1830


Antonio de Almeida Mendes - A bord des Négriers

A propos de Marcus Rediker, The Slave Ship. A Human History


Nicolas Hatzfeld - 30 ans d'usine

A propos de Marcel Durand, Grain de sable sous capot. Résistance et contre-culture ouvrière : les chaînes de montage chez Peugeot 1972-2003


Charlotte Nordmann - La philosophie à l'épreuve de la sociologie

A propos de Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe. Pour une sociologie de la philosophie dans la France contemporaine


Enzo Traverso - Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert

A propos de Christiane Stallaert, Ni Una Gota De Sangre Impura: La Espana Inquisitorial Y La Alemania Nazi Cara a Cara


Stéphane Chaudier - Proust et l'antisémitisme

A propos de Alessandro Piperno, Proust antijuif (trad. Fanchita Gonzales Batlle)


Artistes invités dans ce numéro -

Claude Cahun, Georges Rousse et Marion Franzini


Enzo Traverso - Interpréter le fascisme

A propos de George L. Mosse, Zeev Sternhell et Emilio Gentile


Guillermina Seri - Terreur, réconciliation et rédemption : politiques de la mémoire en Argentine

Daniel Bensaïd - Et si on arrêtait tout ? "L'illusion sociale" de John Holloway et de Richard Day

A propos de John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir (trad. Sylvie Bosserelle) et de Richard Day, Gramsci is dead


Chantal Mouffe - Antagonisme et hégémonie. La démocratie radicale contre le consensus néolibéral

Entretien avec Elke Wagner


Slavoj Žižek - La colère, le ressentiment et l’acte

A propos de Peter Sloterdijk, Colère et Temps. Essai politico-psychologique (trad. Olivier Manonni)


Isabelle Garo - Entre démocratie sauvage et barbarie marchande

À propos de Claude Lefort, Le Temps présent – Écrits 1945-2005


Catherine Deschamps - Réflexions sur la condition prostituée

A propos de Lilian Mathieu, La Condition prostituée


Yves Citton - Pourquoi punir ? Utilitarisme, déterminisme et pénalité (Bentham ou Spinoza)

A propos de Xavier Bébin, Pourquoi punir ? L’approche utilitariste de la sanction pénale


Jérôme Vidal - Les formes obscures de la politique, retour sur les émeutes de novembre 2005

A propos de Gérard Mauger, L’Émeute de novembre 2005 : une révolte protopolitique


Artistes invités dans ce numéro -

Florence Reymond, Lynne Cohen et Charles-Alexandre Lesueur.


Judith Butler - « Je suis l’une des leurs, voilà tout » : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-état

à propos de Hannah Arendt, The Jewish Writings


Christian Laval - Penser le néolibéralisme

à propos de Wendy Brown, Les Habits neufs de la politique mondiale (trad. Christine Vivier), et de François Denord, Néo-libéralisme version française


Yves Citton - Projectiles pour une politique postradicale

à propos de Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant, de Comité invisible, L’Insurrection qui vient, et de David Vercauteren, Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives


Philippe Pignarre - Au nom de la science

à propos de Sonia Shah, Cobayes humains. Le Grand Secret des essais pharmaceutiques (trad. Pierre Saint-Jean)


Jérôme Vidal - Gérard Noiriel et la République des « intellectuels »

à propos de Gérard Noiriel, Les Fils maudits de la République. L’avenir des intellectuels en France


Marc Escola - Les fables théoriques de Stanley Fish

à propos de Stanley Fish, Quand lire c’est faire. L’autorité des communautés interprétatives (trad. Etienne Dobenesque)


Artistes invités dans ce numéro -

Fred Hultstrand, L'Affiche, revue murale de poésie, et Anne Nordmann.


Philippe Minard - Face au détournement de l’histoire

à propos de Jack Goody, The Theft of History


Editorial - Vive la pensée vive !

Yves Citton - Éditer un roman qui n’existe pas

à propos de Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse


Frédéric Neyrat - à l’ombre des minorités séditieuses

à propos de Arjun Appadurai, Géographie de la colère : La violence à l’âge de la globalisation (trad. Françoise Bouillot)


Frédéric Neyrat - Avatars du mobile explosif

à propos de Mike Davis, Petite histoire de la voiture piégée (trad. Marc Saint-Upéry)


Thierry Labica - Le grand récit de la postmodernité

à propos de Fredric Jameson, Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif (trad. Florence Nevrolty) et Fredric Jameson, La Totalité comme complot (trad. Nicolas Vieillescazes)


Alberto Toscano - L’anti-anti-totalitarisme

à propos de Michael Scott Christofferson : French Intellectuals Against the Left.


Jérôme Vidal - Silence, on vote : les «intellectuels» et le Parti socialiste

Artistes invités dans ce numéro -

Yann Delacour, Estelle Contamin, Mathieu Pernot